🎧 IANNIS XENAKIS [Contemporary]

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  1. IANNIS XENAKISPithopraktaMetastasis / Pithoprakta / Eonta00:00:25
  2. IANNIS XENAKISDiamorphosesEarly Works00:10:09
  3. IANNIS XENAKIS➤Voyage Absolu Des Unari Vers Andromede➤Musique Electro-Acoustique➤00:17:12
  4. İLHAN MIMAROĞLUWings Of The Delirious Demon - Section ICriminal Records00:32:42
  5. VANGELISBeaubourg (Part I)Beaubourg00:36:55
  6. ANESTIS LOGOTHETISWellenformenAn Anthology Of Greek Experimental Electronic Music 1966-2016 (V/A)00:54:52
  7. MICHEL PHILIPPOT➤Etude I➤Musique Concrète [V/A]➤01:07:23
  8. IANNIS XENAKIS➤La Légende D'Eer➤Les Polytopes III➤01:10:56
  9. IANNIS XENAKISLichensOrchestral Works Vol. III➤01:57:08


A colossal and uncompromising figure who straddled the worlds of modern architecture, mathematics, and musical composition, Iannis Xenakis redefined the potential of electronic and electroacoustic music, pioneering a radical approach based not on melody or harmony, but on the statistical control of sound masses and the physical manipulation of the listening space. Born in Romania and trained as an engineer, Xenakis's foundational work under Le Corbusier in the 1950s—most famously his design of the Philips Pavilion for the Brussels World's Fair, which housed Varèse’s Poème électronique—directly informed his sonic thinking, viewing musical space and structure as architectural problems to be solved with precision. His revolutionary contribution lies in the application of stochastic processes and probability theory to composition, resulting in works like Metastaseis for orchestra, which treated instrumental sound less as individual notes and more as large, statistically controlled textures and density fields, a philosophy perfectly suited for electronic realization. Recognizing the limitations of acoustic performance to realize his complex scores, Xenakis moved decisively into the electronic domain in the 1950s, utilizing early mainframe computers to generate the numerical data that determined his compositional parameters, thereby establishing the foundation for computer-assisted composition (CAC), a method still central to algorithmic music today. His electronic works, such as Concret PH (1958)—a striking early musique concrète piece made from the sounds of burning charcoal, originally meant as an interlude for the Philips Pavilion—and later, Bohor (1962), demonstrated a complete commitment to textural noise and mathematically derived forms, often sounding violently abrasive and meticulously calculated simultaneously. Furthermore, in the late 1970s, he developed the UPIC (Unité Polyagogique Informatique du CEMAMu), a pioneering graphical interface that allowed composers to draw sound waves and rhythmic patterns directly onto a tablet, translating those images into digital sound synthesis, thereby democratizing complex sound generation and solidifying his legacy as an uncompromising visionary who sought to liberate music from historical constraints through the rigorous application of science and advanced electronic technology.

 

✚ Figure colossale et intransigeante qui a chevauché les mondes de l'architecture moderne, des mathématiques et de la composition musicale, Iannis Xenakis a redéfini le potentiel de la musique électronique et électroacoustique, étant le pionnier d'une approche radicale basée non sur la mélodie ou l'harmonie, mais sur le contrôle statistique des masses sonores et la manipulation physique de l'espace d'écoute. Né en Roumanie et formé comme ingénieur, le travail fondamental de Xenakis sous Le Corbusier dans les années 1950 — notamment sa conception du Pavillon Philips pour l'Exposition Universelle de Bruxelles, qui abrita le Poème électronique de Varèse — a directement influencé sa pensée sonore, considérant l'espace et la structure musicale comme des problèmes architecturaux à résoudre avec précision. Sa contribution révolutionnaire réside dans l'application des processus stochastiques et de la théorie des probabilités à la composition, aboutissant à des œuvres comme Metastaseis pour orchestre, qui traitaient le son instrumental moins comme des notes individuelles que comme de grandes textures et des champs de densité statistiquement contrôlés, une philosophie parfaitement adaptée à la réalisation électronique. Reconnaissant les limites de la performance acoustique pour réaliser ses partitions complexes, Xenakis s'est résolument tourné vers le domaine électronique dans les années 1950, utilisant les premiers ordinateurs centraux pour générer les données numériques qui déterminaient ses paramètres compositionnels, établissant ainsi la base de la composition assistée par ordinateur (CAO), une méthode toujours centrale dans la musique algorithmique actuelle. Ses œuvres électroniques, telles que Concret PH (1958) — une pièce de musique concrète marquante et précoce réalisée à partir des sons de charbon ardent, initialement conçue comme un interlude pour le Pavillon Philips — et plus tard, Bohor (1962), ont démontré un engagement total envers le bruit textural et les formes dérivées mathématiquement, sonnant souvent violemment abrasives et méticuleusement calculées simultanément. De plus, à la fin des années 1970, il a développé l'UPIC (Unité Polyagogique Informatique du CEMAMu), une interface graphique pionnière qui permettait aux compositeurs de dessiner des ondes sonores et des motifs rythmiques directement sur une tablette, traduisant ces images en synthèse sonore numérique, démocratisant ainsi la génération sonore complexe et consolidant son héritage en tant que visionnaire intransigeant qui cherchait à libérer la musique des contraintes historiques par l'application rigoureuse de la science et de la technologie électronique avancée.



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