🔩 ART(s) CONTEMPORAIN(s) ? [2/2]
L'art contemporain désigne l'ensemble des œuvres artistiques
créées depuis 1945 et jusqu'à nos jours. Il succède à l'art moderne (1850 /
1945).
C’est un courant de l'ART NOUVEAU qui s'est Ă©panoui
en Autriche, particulièrement Ă Vienne. Il est moins vĂ©gĂ©tal et plus «
gĂ©omĂ©trique » que l'ART NOUVEAU de France ou de Belgique.
> GUSTAV KLIMT
Premier mouvement Ă ne plus proposer une simple
imitation du réel, le cubisme s'inspire des formes de l'ART PRIMITIF. Les
artistes cubistes proposent de représenter les objets et les corps en les
décomposant par formes géométriques simples, en multipliant les angles de
vision du sujet représenté. Ils représentent peu de courbes. Il n'y a pas
d'effet de perspective.
> PABLO PICASSO
Héritage direct des formes et de la pensée cubiste,
le FUTURISME voit le jour en Italie et touche aussi bien la littérature, la
peinture que la sculpture. Ce mouvement s'inspire de la société moderne, de
l'industrie et du mouvement. Les œuvres futuristes prônent le progrès, la vitesse
et l'avènement de la machine.
> UMBERTO BOCCIONI
C'est l'inverse de l'ART FIGURATIF oĂą l'artiste
cherche à imiter les formes de la réalité. L'abstraction désigne à la fois une
opération qui consiste à isoler par la pensée une ou plusieurs représentations
intellectuelles. Les premières œuvres abstraites sont issues de croyances
spirituelles ou prennent comme motif la musique, deux sujets que ne peut
représenter la figuration.
> VASSILY KANDINSKY
C’est un courant artistique rattachĂ© principalement
d’Europe du Nord, particulièrement en Allemagne, qui a touchĂ© beaucoup de
domaines : peinture et cinéma surtout, mais aussi littérature, musique,
théâtre... Les œuvres expressionnistes livrent une vision pessimiste et sombre
du monde, on est Ă la veille du premier conflit mondial.
> EDVARD MUNCH
Il nĂ© d’une distinction de Guillaume Apollinaire
entre le « CUBISME SCIENTIFIQUE » et le « CUBISME ORPHIQUE ».
Il s'agit d'une simplification des formes, dont ne reste visible que les
couleurs et la lumière, la finalité des œuvres de l'ORPHISME était ainsi de
créer une sensation de mouvement dans la toile.
>
ROBERT DELAUNAY
Inventé par Marcel Duchamp en 1915, ce mot lui a
servi pour dĂ©signer les objets manufacturĂ©s qu’il expose en tant qu’objets
d’art. Pour Duchamp, le READY-MADE met Ă l’Ă©preuve le goĂ»t et les critères de
jugement devant l’Ĺ“uvre d’art. L’objet devient prĂ©texte Ă une rĂ©flexion sur
l’esthĂ©tique.
> MARCEL DUCHAMP
C’est un mouvement artistique qui est dĂ©fini par
André Breton comme quelque chose d'automatique qui servirait à exprimer le réel
fonctionnement de la pensée. Ce mouvement croit à la toute-puissance du rêve
et, d'après son nom, Ă ce qui est « au-dessus du rĂ©alisme ». C'est la fin du
règne de la raison dans l'art.
> SALVADOR DALI
Considéré comme le premier courant artistique
important aux Etats-Unis il interroge le geste et la couleur. Après la seconde
guerre mondiale il se divise en deux écoles que sont :
ACTION PAINTING : Les artistes travaillent leur gestuelle et leur façon
d'appliquer la peinture, en développant notamment la technique du dripping. Les
relations entre le corps de l'artiste et sa toile s'intensifient.
> JACKSON POLLOCK
COLORFIELD PAINTING : c’est une peinture aux grands champs de couleurs relativement
unis. Les aplats de couleurs vives abolissent la profondeur et toute figuration
est exclue. Les effets de transparence et de flou confirment une distance avec
la touche et les effets de la matière.
> BARNETT NEWMAN
Il désigne les œuvres d'art réalisées par des
personnes étrangères aux circuits artistiques traditionnels. Il s'agit souvent
de pensionnaires d'asiles psychiatriques, d'autodidactes isolés des personnes
s'adonnant au spiritisme. L'expression a été inventée par l'artiste Jean
Dubuffet en 1945. Elle désigne aussi l'art fait par des personnes n'ayant pas
étudié les beaux-arts. Cela donne lieu à des productions à l'aspect souvent
naĂŻf, sombre et contenant un vocabulaire symbolique.
> JEAN DUBUFFET
C’est une expression employĂ©e pour dĂ©signer, en
opposition Ă l'abstraction gĂ©omĂ©trique, ou au constructivisme, une tendance Ă
l'expression directe de l'émotion individuelle qui est rattachée à l'art
informel développé à Paris après la Seconde Guerre mondiale. Les œuvres de l'ABSTRACTION
LYRIQUE laissent voir la gestuelle qui a entraîné la naissance des formes, mais
c'est une gestuelle moins spontanée que celle de l'ACTION PAINTING.
> HANS HARTUNG
C’est un courant artistique qui propose des Ĺ“uvres
contenant des parties en mouvement. Le mouvement peut ĂŞtre produit par le vent,
le soleil, un moteur ou le spectateur. On peut voir les premières
manifestations d'art cinétique dès les années 1910 dans le MOUVEMENT FUTURISTE et
certaines œuvres de Marcel Duchamp. Plus tard, Alexander Calder invente le
mobile, sculpture formée de fils et de pièces métalliques qui sont mises en
mouvement par le déplacement de l'air ambiant. L'expression art cinétique est adoptée.
> BRIDGET RILEY
Ce mouvement artistique, né au Royaume-Uni, est
constitué majoritairement de collages de publicité, de magazines, d'objets du
quotidien... Le POP ART eut des précurseurs parmi certains courants
d'avant-garde européens, comme DADA, ou chez certains artistes tels que Marcel
Duchamp, mais est également issu de la tradition américaine du trompe-l'œil et
de la représentation d'objets familiers en vogue au XIXe siècle. À cela, il
convient d'ajouter que de nombreux représentants du POP ART avaient travaillé
en tant que graphistes et designers pour des agences publicitaires et des
magazines de mode. C'est aussi le mouvement qui franchit en premier les limites
de la reproductibilité de l'œuvre d'art avec la technique de la sérigraphie
notamment
> ROY LICHTENSTEIN
Mouvement international qui reprend en grande
partie les pratiques subversives de DADA. Le but avoué de ce mouvement
artistique était de supprimer toutes frontières entre l'art et la vie : tout
est art. Les œuvres FLUXUS ne sont pas formelles, ni esthétisées, et ne sont
pas même considérées comme des œuvres. L'accent est également mis sur la mise en
scène du banal, du quotidien, de tout ce qui ne serait pas de l'art : on ne
crĂ©e pas un « art beau » mais on met en Ĺ“uvre un style de vie. En intĂ©grant le
public Ă la performance artistique, les artistes FLUXUS veulent supprimer
l'idée d'un art qui se donne à voir et mettent plutôt en avant l'idée d'un art
qui s'expérimente, se vit.
> GEORGE MACIUNAS
Arrivé des Etats-Unis, en réaction contre le POP
ART et l'EXPRESSIONNISME, l'ART MINIMAL se construit autour d'une
simplification extrême des formes. Les œuvres minimalistes présentent toutes un
point commun, celui de mettre en valeur l'espace qu'elle habite. L'ART MINIMAL présente
un aspect froid et noble avoué. Il est l'héritier du modernisme, et plus
particulièrement du BAUHAUS.
> FRANCK STELLA
Art interactif, art gĂ©nĂ©ratif, rĂ©alitĂ© virtuelle…
L’ART NUMÉRIQUE dĂ©signe un ensemble variĂ© de catĂ©gories de crĂ©ation utilisant
les spĂ©cificitĂ©s du langage informatique. Il s’est dĂ©veloppĂ© comme genre
artistique depuis le début des années 1960. Les deux principes initiaux de la
dĂ©marche de la crĂ©ation numĂ©rique sont l’interactivitĂ© et la gĂ©nĂ©rativitĂ©. Des
œuvres spécifiques tels le cinéma digital, la fiction interactive sont les
facteurs concrets et perceptibles. Ce type de concept impliquent les
spectateurs qui agissent, bougent, participent en mĂŞme temps que le hĂ©ros d’une
fiction d’un film lors de sa projection en salle ou en home cinĂ©ma. Cette
interactivitĂ© liĂ©e Ă la crĂ©ation numĂ©rique fait appel Ă l’intelligence
artificielle et Ă l’intĂ©gration de la vie artificielle. Outil de crĂ©ation novateur,
il permet aux acteurs professionnels humains d’explorer de nouveaux horizons
car ils sont amenés à jouer davantage avec des acteurs et des objets ou des
paysages virtuels issus de la création numérique.
> NICOLAS SCHĂ–FFER
On est contre la peinture de chevalet qui a fait
son temps et on prĂ´ne une esthĂ©tique d’appropriation directe du rĂ©el. Les
artistes du NOUVEAU RÉALISME ne subliment pas le réel, il l'intègre tel qu'il
est. C’est un mouvement en opposition avec le lyrisme de la PEINTURE ABSTRAITE de
cette époque mais sans tomber dans le piège de la figuration, connotée (au
choix) petite-bourgeoise ou stalinienne, et préconisent l'utilisation d'objets
prélevés dans la réalité de leur temps. Ces conceptions s'incarnent notamment
dans un art de l'assemblage et de l'accumulation d'éléments empruntés à la
réalité quotidienne
> YVES KLEIN
L'art urbain comprend toutes les réalisations
artistiques issues de la rue, les œuvres prennent comme support l'environnement
urbain et les espaces publics. L'appellation regroupe plusieurs techniques
allant du pochoir au graffiti en passant par le Stickers. Le STREET ART est une
forme d'art éphémère bien qu'aujourd'hui le qualificatif désigne un ensemble
plus large de peintures et photographies qui permettent de perpétuer les
réalisations. Les premières peintures éphémères sont réalisées à Paris par
Gérard Zlotykamien, en 1963.
> BANKSY
C’est l’abrĂ©viation de « Optical art ».
En OP’ART on n’a recours qu’Ă des effets de contrastes colorĂ©s pour crĂ©er
l’illusion du mouvement. Ceux sont des recherchent artistiques qui exploitent
la faillibilité de l'œil à travers des illusions ou des jeux optiques.
> VICTOR VASARELY
Le contexte politique et social des années 60 voit
la multiplication des images choquantes dans les médias comme dans les arts. Il
s'agit d'un courant d'expression qui restreint initialement le champ de la
nouvelle figuration en considĂ©rant comme narrative toute Ĺ“uvre qui se rĂ©fère Ă
une reprĂ©sentation figurĂ©e dans la durĂ©e, et qui veut gĂ©nĂ©ralement redonner Ă
la peinture une fonction politique et critique de la société de consommation. Les
sources d'inspiration sont l'ensemble des images du quotidien. Les thèmes des
œuvres sont rattachés le plus souvent aux scènes de la vie de tous les jours,
ainsi qu'aux revendications sociales ou politiques.
> HERVÉ TÉLÉMAQUE
Il marque la rupture entre l'art moderne et l'art
contemporain. Les qualitĂ©s esthĂ©tiques sont dĂ©laissĂ©es au profit de l’idĂ©e, car
les Ĺ“uvres conceptuelles tendent Ă substituer l’idĂ©e ou le projet Ă leur
rĂ©alisation. Une part importante de l’art conceptuel est thĂ©orique et
l’expression en est venue Ă dĂ©signer une rĂ©flexion de l’art sur lui-mĂŞme, une
analyse du concept « art ». L'ART CONCEPTUEL est un mouvement de l'art
contemporain apparu dans les années 1960 mais dont les origines remontent aux READY-MADE
de Marcel Duchamp au début du XXe siècle. On peut distinguer deux courants de
pensée : ceux pour qui les artistes ne doivent produire que des définitions de
ce qu'est l'art, et ceux pour qui le concept plutôt que le rendu est déjà de
l'art.
> JOSEPH KOSUTH
Ce mouvement s'inspire de la prise de vue
photographique pour réaliser une peinture la plus réaliste possible. Ce
réalisme obtenu par le seul moyen de la peinture est étonnant, il doit amener
le public Ă s'interroger sur la notion de rĂ©alitĂ© et de reprĂ©sentation. L’HYPERRÉALISME peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une suite du POP ART, parce qu'il utilise comme lui
des symboles populaires, oĂą bien, comme une rupture d'avec l'abstraction, en
faisant resurgir la figuration.
> AUDREY FLACK
Avec les artistes du LAND ART, la nature n'est plus
simplement représentée : c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs
travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets
d'entrĂ©e et heures d'ouverture afin de vĂ©ritablement « sortir des sentiers
battus ». L'Ĺ“uvre doit ĂŞtre non plus une valeur marchande vouĂ©e Ă une Ă©lite
mais une véritable expérience liée au monde réel. Les réalisations du LAND ART sont
souvent des œuvres éphémères, de par leur emplacement et leur matériau, ainsi
la photo et le film documentaire prennent le relais pour leur pérennisation.
Elles s’inscrivent plus largement dans le mouvement ANTI-FORM ou SYSTEM ART.
> RICHARD LONG
Cette expression tĂ©moigne de la volontĂ© d’ «
appauvrir les signes en les rĂ©duisant Ă leurs archĂ©types ». En rĂ©action Ă l’art
« riche » de la sociĂ©tĂ© de consommation, dont l’ART POP. Ce refus de
l'identification se manifeste par une activité artistique qui privilégie elle
aussi le processus, autrement dit le geste crĂ©ateur au dĂ©triment de l’objet
fini. Processus qui consiste principalement Ă rendre signifiants des objets
insignifiants. En condamnant aussi bien l'identité que l'objet, l'ARTE POVERA prétend
rĂ©sister Ă toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut
foncièrement nomade, insaisissable. Les artistes de ce mouvement utilisent
principalement des matières non transformées (terre, charbon, pierres,
végétaux) ou rudimentaires (tissus, peluche).
> MARIO MERZ
Il ne s'agit pas d'un courant organisé mais d'une
vision commune de la sociĂ©tĂ©. C’est un mouvement artistique qui, par opposition
Ă l’abstraction hĂ©gĂ©monique des annĂ©es 1950, fait la transition entre la
figuration prônée par le réalisme socialiste en France jusqu'en 1953 et une
figuration dite « narrative » qui voit le jour en 1964. Leurs sources principales
d'inspiration sont les nouveaux médias, du cinéma à la photographie en passant
par la bande dessinée, les artistes interrogent le public sur leur rapport aux
images de la réalité.
> JOHN CHRISTOFOUROU
Le NEO POP est un mouvement artistique issu du pop
art. Les artistes du NEO POP privilĂ©gient l’approche ludique, font rĂ©fĂ©rence Ă
la culture populaire et n’hĂ©sitent pas Ă reprĂ©senter des objets facilement reconnaissables
et souvent banals. Sa caractĂ©ristique est de nier l’idĂ©e d’un art supĂ©rieur et
élitiste. Ils privilégient les déformations de l'esprit et les multiples
interprétations d'une même chose. Ils sont issus du pop art au sens où, pour
eux, toute représentation est strictement humaine et donc populaire. Ils
refusent l'idée d'un art supérieur aux autres, ainsi que l'élitisme dont il est
victime. Ils prĂ´nent au contraire un art proche du peuple et de ses acheteurs.
> JEFF KOONS
Le BIO ART est une nouvelle direction de l'art contemporain
qui manipule les processus de vie. Le BIO ART utilise invariablement une ou
plusieurs des approches suivantes: amener de la biomatière à des formes inertes
ou à des comportements spécifiques ; utiliser de façon inhabituelle ou
subversive des outils et des processus biotechnologiques ; inventer ou
transformer des organismes vivants avec ou sans intégration sociale ou
environnementale.
> EDUARDO KAC

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