🔩 ART(s) CONTEMPORAIN(s) ? [2/2]


L'art contemporain désigne l'ensemble des œuvres artistiques créées depuis 1945 et jusqu'à nos jours. Il succède à l'art moderne (1850 / 1945).

C’est un courant de l'ART NOUVEAU qui s'est Ă©panoui en Autriche, particulièrement Ă  Vienne. Il est moins vĂ©gĂ©tal et plus « gĂ©omĂ©trique » que l'ART NOUVEAU de France ou de Belgique.
> GUSTAV KLIMT

1907 CUBISME

Premier mouvement à ne plus proposer une simple imitation du réel, le cubisme s'inspire des formes de l'ART PRIMITIF. Les artistes cubistes proposent de représenter les objets et les corps en les décomposant par formes géométriques simples, en multipliant les angles de vision du sujet représenté. Ils représentent peu de courbes. Il n'y a pas d'effet de perspective.
> PABLO PICASSO

1909 FUTURISME

Héritage direct des formes et de la pensée cubiste, le FUTURISME voit le jour en Italie et touche aussi bien la littérature, la peinture que la sculpture. Ce mouvement s'inspire de la société moderne, de l'industrie et du mouvement. Les œuvres futuristes prônent le progrès, la vitesse et l'avènement de la machine.
> UMBERTO BOCCIONI


C'est l'inverse de l'ART FIGURATIF où l'artiste cherche à imiter les formes de la réalité. L'abstraction désigne à la fois une opération qui consiste à isoler par la pensée une ou plusieurs représentations intellectuelles. Les premières œuvres abstraites sont issues de croyances spirituelles ou prennent comme motif la musique, deux sujets que ne peut représenter la figuration.
> VASSILY KANDINSKY

C’est un courant artistique rattachĂ© principalement d’Europe du Nord, particulièrement en Allemagne, qui a touchĂ© beaucoup de domaines : peinture et cinĂ©ma surtout, mais aussi littĂ©rature, musique, théâtre... Les Ĺ“uvres expressionnistes livrent une vision pessimiste et sombre du monde, on est Ă  la veille du premier conflit mondial.
> EDVARD MUNCH

1913 ORPHISME

Il nĂ© d’une distinction de Guillaume Apollinaire entre le « CUBISME SCIENTIFIQUE » et le « CUBISME ORPHIQUE ». Il s'agit d'une simplification des formes, dont ne reste visible que les couleurs et la lumière, la finalitĂ© des Ĺ“uvres de l'ORPHISME Ă©tait ainsi de crĂ©er une sensation de mouvement dans la toile.
> ROBERT DELAUNAY

1915 READY-MADE / DADA

InventĂ© par Marcel Duchamp en 1915, ce mot lui a servi pour dĂ©signer les objets manufacturĂ©s qu’il expose en tant qu’objets d’art. Pour Duchamp, le READY-MADE met Ă  l’Ă©preuve le goĂ»t et les critères de jugement devant l’Ĺ“uvre d’art. L’objet devient prĂ©texte Ă  une rĂ©flexion sur l’esthĂ©tique.
> MARCEL DUCHAMP

C’est un mouvement artistique qui est dĂ©fini par AndrĂ© Breton comme quelque chose d'automatique qui servirait Ă  exprimer le rĂ©el fonctionnement de la pensĂ©e. Ce mouvement croit Ă  la toute-puissance du rĂŞve et, d'après son nom, Ă  ce qui est « au-dessus du rĂ©alisme ». C'est la fin du règne de la raison dans l'art.
> SALVADOR DALI

ConsidĂ©rĂ© comme le premier courant artistique important aux Etats-Unis il interroge le geste et la couleur. Après la seconde guerre mondiale il se divise en deux Ă©coles que sont :
ACTION PAINTING : Les artistes travaillent leur gestuelle et leur façon d'appliquer la peinture, en dĂ©veloppant notamment la technique du dripping. Les relations entre le corps de l'artiste et sa toile s'intensifient.
> JACKSON POLLOCK

COLORFIELD PAINTING : c’est une peinture aux grands champs de couleurs relativement unis. Les aplats de couleurs vives abolissent la profondeur et toute figuration est exclue. Les effets de transparence et de flou confirment une distance avec la touche et les effets de la matière.
> BARNETT NEWMAN

1945 ART BRUT

Il désigne les œuvres d'art réalisées par des personnes étrangères aux circuits artistiques traditionnels. Il s'agit souvent de pensionnaires d'asiles psychiatriques, d'autodidactes isolés des personnes s'adonnant au spiritisme. L'expression a été inventée par l'artiste Jean Dubuffet en 1945. Elle désigne aussi l'art fait par des personnes n'ayant pas étudié les beaux-arts. Cela donne lieu à des productions à l'aspect souvent naïf, sombre et contenant un vocabulaire symbolique.
> JEAN DUBUFFET

1951 ABSTRACTION LYRIQUE / TACHISME

C’est une expression employĂ©e pour dĂ©signer, en opposition Ă  l'abstraction gĂ©omĂ©trique, ou au constructivisme, une tendance Ă  l'expression directe de l'Ă©motion individuelle qui est rattachĂ©e Ă  l'art informel dĂ©veloppĂ© Ă  Paris après la Seconde Guerre mondiale. Les Ĺ“uvres de l'ABSTRACTION LYRIQUE laissent voir la gestuelle qui a entraĂ®nĂ© la naissance des formes, mais c'est une gestuelle moins spontanĂ©e que celle de l'ACTION PAINTING.
> HANS HARTUNG

C’est un courant artistique qui propose des Ĺ“uvres contenant des parties en mouvement. Le mouvement peut ĂŞtre produit par le vent, le soleil, un moteur ou le spectateur. On peut voir les premières manifestations d'art cinĂ©tique dès les annĂ©es 1910 dans le MOUVEMENT FUTURISTE et certaines Ĺ“uvres de Marcel Duchamp. Plus tard, Alexander Calder invente le mobile, sculpture formĂ©e de fils et de pièces mĂ©talliques qui sont mises en mouvement par le dĂ©placement de l'air ambiant. L'expression art cinĂ©tique est adoptĂ©e.
> BRIDGET RILEY

1955 POP ART

Ce mouvement artistique, né au Royaume-Uni, est constitué majoritairement de collages de publicité, de magazines, d'objets du quotidien... Le POP ART eut des précurseurs parmi certains courants d'avant-garde européens, comme DADA, ou chez certains artistes tels que Marcel Duchamp, mais est également issu de la tradition américaine du trompe-l'œil et de la représentation d'objets familiers en vogue au XIXe siècle. À cela, il convient d'ajouter que de nombreux représentants du POP ART avaient travaillé en tant que graphistes et designers pour des agences publicitaires et des magazines de mode. C'est aussi le mouvement qui franchit en premier les limites de la reproductibilité de l'œuvre d'art avec la technique de la sérigraphie notamment
> ROY LICHTENSTEIN

1960 FLUXUS

Mouvement international qui reprend en grande partie les pratiques subversives de DADA. Le but avouĂ© de ce mouvement artistique Ă©tait de supprimer toutes frontières entre l'art et la vie : tout est art. Les Ĺ“uvres FLUXUS ne sont pas formelles, ni esthĂ©tisĂ©es, et ne sont pas mĂŞme considĂ©rĂ©es comme des Ĺ“uvres. L'accent est Ă©galement mis sur la mise en scène du banal, du quotidien, de tout ce qui ne serait pas de l'art : on ne crĂ©e pas un « art beau » mais on met en Ĺ“uvre un style de vie. En intĂ©grant le public Ă  la performance artistique, les artistes FLUXUS veulent supprimer l'idĂ©e d'un art qui se donne Ă  voir et mettent plutĂ´t en avant l'idĂ©e d'un art qui s'expĂ©rimente, se vit.
> GEORGE MACIUNAS

Arrivé des Etats-Unis, en réaction contre le POP ART et l'EXPRESSIONNISME, l'ART MINIMAL se construit autour d'une simplification extrême des formes. Les œuvres minimalistes présentent toutes un point commun, celui de mettre en valeur l'espace qu'elle habite. L'ART MINIMAL présente un aspect froid et noble avoué. Il est l'héritier du modernisme, et plus particulièrement du BAUHAUS.
> FRANCK STELLA

Art interactif, art gĂ©nĂ©ratif, rĂ©alitĂ© virtuelle… L’ART NUMÉRIQUE dĂ©signe un ensemble variĂ© de catĂ©gories de crĂ©ation utilisant les spĂ©cificitĂ©s du langage informatique. Il s’est dĂ©veloppĂ© comme genre artistique depuis le dĂ©but des annĂ©es 1960. Les deux principes initiaux de la dĂ©marche de la crĂ©ation numĂ©rique sont l’interactivitĂ© et la gĂ©nĂ©rativitĂ©. Des Ĺ“uvres spĂ©cifiques tels le cinĂ©ma digital, la fiction interactive sont les facteurs concrets et perceptibles. Ce type de concept impliquent les spectateurs qui agissent, bougent, participent en mĂŞme temps que le hĂ©ros d’une fiction d’un film lors de sa projection en salle ou en home cinĂ©ma. Cette interactivitĂ© liĂ©e Ă  la crĂ©ation numĂ©rique fait appel Ă  l’intelligence artificielle et Ă  l’intĂ©gration de la vie artificielle. Outil de crĂ©ation novateur, il permet aux acteurs professionnels humains d’explorer de nouveaux horizons car ils sont amenĂ©s Ă  jouer davantage avec des acteurs et des objets ou des paysages virtuels issus de la crĂ©ation numĂ©rique.
> NICOLAS SCHĂ–FFER

On est contre la peinture de chevalet qui a fait son temps et on prĂ´ne une esthĂ©tique d’appropriation directe du rĂ©el. Les artistes du NOUVEAU RÉALISME ne subliment pas le rĂ©el, il l'intègre tel qu'il est. C’est un mouvement en opposition avec le lyrisme de la PEINTURE ABSTRAITE de cette Ă©poque mais sans tomber dans le piège de la figuration, connotĂ©e (au choix) petite-bourgeoise ou stalinienne, et prĂ©conisent l'utilisation d'objets prĂ©levĂ©s dans la rĂ©alitĂ© de leur temps. Ces conceptions s'incarnent notamment dans un art de l'assemblage et de l'accumulation d'Ă©lĂ©ments empruntĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© quotidienne
> YVES KLEIN

1963 STREET ART

L'art urbain comprend toutes les réalisations artistiques issues de la rue, les œuvres prennent comme support l'environnement urbain et les espaces publics. L'appellation regroupe plusieurs techniques allant du pochoir au graffiti en passant par le Stickers. Le STREET ART est une forme d'art éphémère bien qu'aujourd'hui le qualificatif désigne un ensemble plus large de peintures et photographies qui permettent de perpétuer les réalisations. Les premières peintures éphémères sont réalisées à Paris par Gérard Zlotykamien, en 1963.
> BANKSY

1964 OP'ART

C’est l’abrĂ©viation de « Optical art ». En OP’ART on n’a recours qu’Ă  des effets de contrastes colorĂ©s pour crĂ©er l’illusion du mouvement. Ceux sont des recherchent artistiques qui exploitent la faillibilitĂ© de l'Ĺ“il Ă  travers des illusions ou des jeux optiques.
> VICTOR VASARELY

Le contexte politique et social des années 60 voit la multiplication des images choquantes dans les médias comme dans les arts. Il s'agit d'un courant d'expression qui restreint initialement le champ de la nouvelle figuration en considérant comme narrative toute œuvre qui se réfère à une représentation figurée dans la durée, et qui veut généralement redonner à la peinture une fonction politique et critique de la société de consommation. Les sources d'inspiration sont l'ensemble des images du quotidien. Les thèmes des œuvres sont rattachés le plus souvent aux scènes de la vie de tous les jours, ainsi qu'aux revendications sociales ou politiques.
> HERVÉ TÉLÉMAQUE

Il marque la rupture entre l'art moderne et l'art contemporain. Les qualitĂ©s esthĂ©tiques sont dĂ©laissĂ©es au profit de l’idĂ©e, car les Ĺ“uvres conceptuelles tendent Ă  substituer l’idĂ©e ou le projet Ă  leur rĂ©alisation. Une part importante de l’art conceptuel est thĂ©orique et l’expression en est venue Ă  dĂ©signer une rĂ©flexion de l’art sur lui-mĂŞme, une analyse du concept « art ». L'ART CONCEPTUEL est un mouvement de l'art contemporain apparu dans les annĂ©es 1960 mais dont les origines remontent aux READY-MADE de Marcel Duchamp au dĂ©but du XXe siècle. On peut distinguer deux courants de pensĂ©e : ceux pour qui les artistes ne doivent produire que des dĂ©finitions de ce qu'est l'art, et ceux pour qui le concept plutĂ´t que le rendu est dĂ©jĂ  de l'art.
> JOSEPH KOSUTH

Ce mouvement s'inspire de la prise de vue photographique pour rĂ©aliser une peinture la plus rĂ©aliste possible. Ce rĂ©alisme obtenu par le seul moyen de la peinture est Ă©tonnant, il doit amener le public Ă  s'interroger sur la notion de rĂ©alitĂ© et de reprĂ©sentation. L’HYPERRÉALISME peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme une suite du POP ART, parce qu'il utilise comme lui des symboles populaires, oĂą bien, comme une rupture d'avec l'abstraction, en faisant resurgir la figuration.
> AUDREY FLACK

1968 LAND ART

Avec les artistes du LAND ART, la nature n'est plus simplement reprĂ©sentĂ©e : c'est au cĹ“ur d'elle-mĂŞme (in situ) que les crĂ©ateurs travaillent. Ils veulent quitter les musĂ©es et les galeries avec leurs tickets d'entrĂ©e et heures d'ouverture afin de vĂ©ritablement « sortir des sentiers battus ». L'Ĺ“uvre doit ĂŞtre non plus une valeur marchande vouĂ©e Ă  une Ă©lite mais une vĂ©ritable expĂ©rience liĂ©e au monde rĂ©el. Les rĂ©alisations du LAND ART sont souvent des Ĺ“uvres Ă©phĂ©mères, de par leur emplacement et leur matĂ©riau, ainsi la photo et le film documentaire prennent le relais pour leur pĂ©rennisation. Elles s’inscrivent plus largement dans le mouvement ANTI-FORM ou SYSTEM ART.
> RICHARD LONG

1967 ARTE POVERA

Cette expression tĂ©moigne de la volontĂ© d’ « appauvrir les signes en les rĂ©duisant Ă  leurs archĂ©types ». En rĂ©action Ă  l’art « riche » de la sociĂ©tĂ© de consommation, dont l’ART POP. Ce refus de l'identification se manifeste par une activitĂ© artistique qui privilĂ©gie elle aussi le processus, autrement dit le geste crĂ©ateur au dĂ©triment de l’objet fini. Processus qui consiste principalement Ă  rendre signifiants des objets insignifiants. En condamnant aussi bien l'identitĂ© que l'objet, l'ARTE POVERA prĂ©tend rĂ©sister Ă  toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut foncièrement nomade, insaisissable. Les artistes de ce mouvement utilisent principalement des matières non transformĂ©es (terre, charbon, pierres, vĂ©gĂ©taux) ou rudimentaires (tissus, peluche).
> MARIO MERZ

Il ne s'agit pas d'un courant organisĂ© mais d'une vision commune de la sociĂ©tĂ©. C’est un mouvement artistique qui, par opposition Ă  l’abstraction hĂ©gĂ©monique des annĂ©es 1950, fait la transition entre la figuration prĂ´nĂ©e par le rĂ©alisme socialiste en France jusqu'en 1953 et une figuration dite « narrative » qui voit le jour en 1964. Leurs sources principales d'inspiration sont les nouveaux mĂ©dias, du cinĂ©ma Ă  la photographie en passant par la bande dessinĂ©e, les artistes interrogent le public sur leur rapport aux images de la rĂ©alitĂ©.
> JOHN CHRISTOFOUROU

1992 NEO POP

Le NEO POP est un mouvement artistique issu du pop art. Les artistes du NEO POP privilĂ©gient l’approche ludique, font rĂ©fĂ©rence Ă  la culture populaire et n’hĂ©sitent pas Ă  reprĂ©senter des objets facilement reconnaissables et souvent banals. Sa caractĂ©ristique est de nier l’idĂ©e d’un art supĂ©rieur et Ă©litiste. Ils privilĂ©gient les dĂ©formations de l'esprit et les multiples interprĂ©tations d'une mĂŞme chose. Ils sont issus du pop art au sens oĂą, pour eux, toute reprĂ©sentation est strictement humaine et donc populaire. Ils refusent l'idĂ©e d'un art supĂ©rieur aux autres, ainsi que l'Ă©litisme dont il est victime. Ils prĂ´nent au contraire un art proche du peuple et de ses acheteurs.
> JEFF KOONS

2000 BIO ART

Le BIO ART est une nouvelle direction de l'art contemporain qui manipule les processus de vie. Le BIO ART utilise invariablement une ou plusieurs des approches suivantes: amener de la biomatière Ă  des formes inertes ou Ă  des comportements spĂ©cifiques ; utiliser de façon inhabituelle ou subversive des outils et des processus biotechnologiques ; inventer ou transformer des organismes vivants avec ou sans intĂ©gration sociale ou environnementale.
> EDUARDO KAC

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