🎧 PAULINE OLIVEROS [Experimental]
- PAULINE OLIVEROS➤Mnemonics III➤Four Electronic Pieces 1959-1966➤00:00:25
- PAULINE OLIVEROS➤The Roots Of The Moment III➤The Roots Of The Moment➤00:17:54
- PAULINE OLIVEROS➤Bye Bye Butterfly➤Electronic Works➤00:29:48
- MORTON SUBOTNICK➤Butterfly No. 2➤4 Butterflies➤00:38:05
- URSULA BOGNER➤Synchronton 2➤Pluto Hat Einen Mond 7➤00:47:16
- ELLEN FULLMAN + MONIQUE BUZZART➤Fluctuation 3➤Fluctuations➤00:50:09
- RUTH ANDERSON➤Resolutions➤Tête-À-Tête➤00:57:54
- PAULINE OLIVEROS➤The Day I Disconnected The Erase Head And Forgot To Reconnect It➤Reverberations - Tape & Electronic Music 1961-1970➤01:15:07
- THE DEEP LISTENNING BAND➤Lear➤Deep Listening➤01:47:43
✚ An indispensable and foundational figure in post-war experimental music, Pauline Oliveros was a radically innovative American composer and performer whose technological and philosophical contributions redefined the act of listening itself, profoundly impacting the trajectory of electronic music from the 1960s onward. Her journey began in Houston, Texas, but flourished in the vibrant San Francisco scene where, in 1961, she co-founded the San Francisco Tape Music Center alongside Ramon Sender and Morton Subotnick, establishing a crucial hub for electroacoustic experimentation on the West Coast and serving as its director upon its move to Mills College. Oliveros was among the first composers to embrace the emerging magnetic tape recorder, using simple, often rudimentary equipment—like a Silvertone tape recorder and an elaborate system of makeshift acoustic resonators—to create complex, layered works of musique concrète and electronic sound manipulation as seen on her early pieces collected in Reverberations. Rather than viewing electronics solely as a means to achieve specific timbres, she treated the studio itself as an "Expanded Instrument System" and a collaborative partner, a practice evident in compositions like I of IV (1966) where the setup of the studio guided the sonic outcome. Her systematic exploration of feedback, sine waves, and complex acoustic spaces laid a key technical groundwork for interactive electronic music and ambient genres, foreshadowing later digital developments. However, her most enduring contribution is her concept of "Deep Listening," a meditative practice and aesthetic philosophy coined after recording in a vast underground cistern with immense natural reverberation, which encourages a non-judgmental, inclusive focus on the entire sonic environment, including both musical and non-musical sounds. This philosophy, which she later developed through her Sonic Meditations and the Deep Listening Band, informed her use of her custom-tuned accordion and electronics, shifting the compositional emphasis from generating sound to the perceptual state of the listener, ensuring her legacy as a humanitarian and a technological pioneer whose influence remains critical to contemporary sound art.
✚ Figure indispensable et fondatrice de la musique expérimentale d'après-guerre, Pauline Oliveros était une compositrice et interprète américaine radicalement novatrice dont les contributions technologiques et philosophiques ont redéfini l'acte même d'écouter, impactant profondément la trajectoire de la musique électronique à partir des années 1960. Son parcours a commencé à Houston, au Texas, mais a fleuri dans la scène vibrante de San Francisco où, en 1961, elle a cofondé le San Francisco Tape Music Center aux côtés de Ramon Sender et Morton Subotnick, établissant un pôle crucial pour l'expérimentation électroacoustique sur la Côte Ouest et en devenant la directrice lors de son déménagement au Mills College. Oliveros fut parmi les premiers compositeurs à adopter le magnétophone émergent, utilisant un équipement simple, souvent rudimentaire — comme un magnétophone Silvertone et un système élaboré de résonateurs acoustiques de fortune — pour créer des œuvres complexes et superposées de musique concrète et de manipulation sonore électronique, comme en témoignent ses premières pièces réunies dans Reverberations. Plutôt que de considérer l'électronique uniquement comme un moyen d'atteindre des timbres spécifiques, elle traitait le studio lui-même comme un « Système d'Instrument Étendu » et un partenaire collaboratif, une pratique évidente dans des compositions comme I of IV (1966) où la configuration du studio guidait le résultat sonore. Son exploration systématique du feedback, des ondes sinusoïdales et des espaces acoustiques complexes a jeté une base technique essentielle pour la musique électronique interactive et les genres ambient, annonçant des développements numériques ultérieurs. Cependant, sa contribution la plus durable est son concept de « Deep Listening » (Écoute Profonde), une pratique méditative et une philosophie esthétique inventée après un enregistrement dans une vaste citerne souterraine avec une immense réverbération naturelle, qui encourage une concentration non-jugeante et inclusive sur l'environnement sonore entier, incluant à la fois les sons musicaux et non-musicaux. Cette philosophie, qu'elle a développée plus tard à travers ses Sonic Meditations et le Deep Listening Band, a éclairé son utilisation de son accordéon accordé sur mesure et de l'électronique, déplaçant l'accent compositionnel de la génération du son à l'état perceptif de l'auditeur, assurant son héritage en tant qu'humaniste et pionnière technologique dont l'influence reste essentielle à l'art sonore contemporain.

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